Parmi les nombreux relevés réalisés par les équipes du Siarce, sur la rivière Essonne et la Seine (débit des cours d’eau, qualité de l’eau, frayères (zones de reproduction), algues aquatiques…), il en est un appelé « I2M2 ». Derrière cet acronyme se cache « l’Indice invertébré multi-métrique ».
De quoi s’agit-il ?
Sur les près de 100 km de rivière Essonne, le Siarce a délimité 8 stations qui font l’objet d’un prélèvement annuel, généralement en été, à la période de basses eaux (étiage) pour faciliter ses opérations qui se déroulent à pied, dans le lit de la rivière.
Pour chacune des stations, pouvant atteindre un linéaire de plusieurs centaines de mètres, les agents du Siarce repèrent les différents types de substrats (bryophytes = lit de plantes aquatiques et mousses, sédiments minéraux = roches et cailloux, débris organiques = feuilles et branchages immergés en décomposition…). Pour chacun d’eux, un prélèvement est opéré avec un filet « surber » (outil normé) afin de récolter les substrats et surtout les invertébrés (insectes, larves, mollusques, crustacés, bivalves, vers…), sur environ 1/20 m2. Chacun de ces échantillons fait l’objet d’une analyse au microscope afin de lister les « taxons » (espèces) présents et de les quantifier.

Cette « photographie » de biodiversité aquatique donne de précieux renseignements sur la diversité des espèces présentes et donc l’état de la qualité de l’eau de la rivière. A l’issue des analyses des 8 stations, des notes de classes de qualité de l’eau seront distribuées. Un rapport complet sera établi cet hiver.
Dans la même logique et avec les mêmes objectifs, des relevés « IBMR » (Indice Biologique des Macrophytes de Rivières (c’est-à-dire les plantes aquatiques) sont également réalisés. Là encore, la diversité des plantes (bryophytes, algues, spermaphytes…) et la richesse des nutriments seront des indicateurs positifs de bonne qualité de l’eau.