Construction de la nouvelle station d’épuration de Boissy-le-Cutté

C’est suffisamment rare pour être souligné : le Siarce construit actuellement une nouvelle station d’épuration. Ce nouvel ouvrage est implanté sur la commune de Boissy-le-Cutté, où la station d’épuration actuelle est devenue vieillissante et présentant des non-conformités, doit d’être remplacée. La nouvelle installation repose sur une technique performante et respectueuse de l’environnement : deux filières de traitement parallèles fonctionnant grâce à des filtres plantés de roseaux.

Comment va fonctionner cette station d’épuration ?

Une réunion technique s’est déroulée en présence du Siarce, des entreprises en charge des travaux (ERSE et SN MGCE), des élus municipaux ainsi que de la Police de l’Eau.

Suivons simplement le parcours des eaux usées.

Celles-ci arriveront par gravité grâce à une nouvelle canalisation de 110 mètres linéaires, spécialement construite pour raccorder le futur équipement.

Croquis de la Station d’épuration :


Comme dans toute station d’épuration, la première étape consiste en un prétraitement réalisé à l’aide d’un dégrilleur. Ces grilles qui disposent d’un entrefer de 20 mmm, retiennent les déchets les plus volumineux, notamment les lingettes, qui n’ont rien à faire dans les réseaux d’assainissement.

Pour rappel : les lingettes, ce n’est jamais dans les toilettes !

Après cette première étape, les eaux usées seront dirigées vers un premier étage de filtres plantés de roseaux (Phragmites australis). À ce niveau, les effluents perdent par filtration 90 % de leurs matières en suspension, et les micro-organismes y assurent la dégradation de la matière organique.

Les eaux usées poursuivront ensuite leur chemin vers un second étage de filtration par roseaux. Il permet de poursuivre le traitement de la pollution carbonée et la nitrification.

Une fois traitées, les eaux seront acheminées vers deux bassins d’infiltration pour un retour au milieu naturel, dans le respect des normes environnementales en vigueur.

Le rôle essentiel des roseaux est de limiter le colmatage en surface des filtres du à l’accumulation des boues. Leur système racinaire permet de percer ces dépôts. Cette filière de traitement est réalisée en double. Le fonctionnement alterné de ces deux lignes permettra de mettre régulièrement une filière au repos pendant que l’autre est en service. Cette alternance garantit le maintien des performances épuratoires des roseaux sur le long terme.

Quel calendrier ?

Débutés en juin dernier été, les travaux de génie civil progressent rapidement. Ils devraient être achevés en décembre 2026. La plantation des roseaux sera également réalisée à cette période. Nous communiquerons de nouveau à l’occasion de cette étape essentielle pour le bon fonctionnement de la future station.

À l’issue de ces travaux, les effluents seront progressivement redirigés de l’ancienne station vers le nouvel ouvrage.

Débutera alors une période de mise au point et d’observation jusqu’à la fin de la période de « parfait achèvement » de la station prévue au premier trimestre 2028. De nombreux réglages sont en effet nécessaires pour garantir une qualité de traitement conforme aux exigences réglementaires avant le retour des eaux traitées dans le milieu naturel par infiltration.

Combien ça coûte ?

La création, y compris la destruction de l’ancienne station, représente un total de 1,4 million d’€ HT. La création du réseau s’élève à 150 000 € HT. L’opération dans sa totalité, y compris les missions d’étude et les prestations diverses porte le budget à 1,7 million d’€ HT.

Des demandes de subventions ont été déposées auprès de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie et du Conseil départemental de l’Essonne. Elles sont en cours d’instruction.

Revenir en haut de page