Face à la sécheresse persistante en Île-de-France, la préfecture appelle à un usage sobre de l’eau

Après un printemps et un été particulièrement chauds et secs, la situation hydrologique en Île-de-France, comme dans l’ensemble du territoire national, reste tendue. La quasi-totalité des débits mesurés sont inférieurs au seuil de vigilance. Dans ce contexte et tant qu’il ne pleut pas durablement, il est bon de rappeler que la maîtrise des consommations d’eau est essentielle pour une gestion responsable et collective de cette ressource.

Le débit de la Seine au plus bas depuis 1990

À l’exception de quelques épisodes pluvieux fin août, il n’a quasiment pas plu au cours des dernières semaines. Les prévisions météorologiques annoncent un temps probablement plus chaud et plus sec que la normale dans les prochains mois.

Ainsi, au 22 septembre dernier, à Paris, la Seine cumulait 80 jours en deçà du débit qui constitue le seuil de vigilance. Le débit le plus bas jamais enregistré depuis 1990 a été ainsi atteint avec 62 m3/s.

Les ouvrages de Seine Grands Lacs, qui stockent l’eau en période hivernale, restituent de forts volumes d’eau depuis le début de l’été pour soutenir le débit de la Seine et de la Marne. Deux tiers du débit de ces rivières vient actuellement de ces grands lacs.

De son côté, la rivière Essonne a plutôt fait bonne figure au cours de cet épisode de sécheresse à un niveau d’étiage raisonnable.

Les bons gestes à adopter pour préserver la ressource en eau

Face à cette sécheresse exceptionnelle, particuliers, collectivités et entreprises sont appelés à maîtriser leur consommation d’eau et à adopter des éco-gestes.

Les particuliers peuvent notamment :

  • privilégier les douches rapides aux bains ;
  • faire tourner le lave-linge et le lave-vaisselle uniquement lorsqu’ils sont pleins ;
  • installer des équipements économes en eau ;
  • reporter le lavage de sa voiture ;
  • réparer les fuites d’eau même minimes.

Au-delà des mesures immédiates, nous sommes collectivement amenés à adapter durablement nos pratiques, par exemple via le développement de la récupération des eaux de toiture, le recyclage des eaux industrielles, la plantation de variétés plus résistantes au manque d’eau ou le développement de techniques d’irrigation plus économes.

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